Les parents d’élèves font partie de la communauté éducative aux côtés de tous les acteurs intervenant auprès de
leurs enfants. Ensemble, nous pouvons créer les conditions de la réussite de tous les enfants. Partager les
responsabilités éducatives, voila ce qu’est la coéducation ! Et si l’ensemble des acteurs adhérent à ce principe,
l’élève en sera le premier bénéficiaire.
Faire vivre le principe de coéducation suppose que chacun soit conscient de son rôle et de celui des autres acteurs
pour que l’enfant, ou le jeune, puisse construire à son tour ses propres repères. Dans cette perspective,
l’intervention de chaque acteur s’inscrit dans un objectif commun et repose sur une démarche partagée.
Cela implique notamment d’informer les membres de la communauté éducative de leurs droits et devoirs respectifs, de former correctement les professionnels pour qu’ils puissent exercer pleinement et sereinement leurs fonctions et, enfin, de mettre en place des espaces de dialogue entre tous les acteurs.
1. Pourquoi la coéducation ?
De la petite enfance à l’âge adulte, les enfants sont sans cesse amenés à fréquenter de nouveaux espaces, à se référer à de nouveaux adultes et à relever de nouveaux défis. Tout au long de cette période, les parents assument du mieux qu’ils le peuvent la responsabilité éducative qui est la leur. Pour autant, cette responsabilité ne fait sens que si elle peut être partagée avec les autres acteurs qui agissent tous les jours les uns après les autres, auprès des enfants et à qui la société a confié une mission éducative.
Principal vecteur de la réussite des enfants, l’Ecole joue un rôle central de promotion individuelle et collective. Elle constitue également une protection essentielle dans un contexte économique et social difficile. Force est pourtant de constater que tous les élèves ne bénéficient pas pleinement de ce que l’Ecole est censée leur offrir. Pire, certains enfants vivent si mal leur scolarité qu’ils en viennent à penser que l’Ecole fait elle-même le choix de les rejeter.
Les parents jouent un rôle fondamental dans l’éducation et le soutien de leurs enfants. Pourtant, ils sont, eux aussi confrontés à une institution complexe dont ils détiennent de moins en moins les clefs (complexité des attendus scolaires, organisation qui évolue en permanence, interlocuteurs nombreux, etc.). Non considérés comme des partenaires à part entière, ils sont malmenés, culpabilisés, infantilisés par des acteurs éducatifs qui semblent parfois éprouver le besoin de rejeter sur d’autres la responsabilité pourtant toujours collective de l’échec d’un système vis-à-vis d’un enfant.
Parce qu’il est question de l’avenir de générations entières, la société ne peut pas faire l’économie d’une politique éducative ambitieuse s’appuyant sur l’ensemble des acteurs qui côtoient nos enfants. Chaque jour, l’enfant vient à l’école habitée par son environnement. Non seulement l’Ecole ne peut faire abstraction de cet environnement, mais elle doit le prendre en compte pour rendre possible la transmission du savoir. Il est en effet essentiel de pouvoir tenir compte de la globalité de ce que vivent chaque jour les enfants. Si l’Ecole doit être son propre recours, elle ne peut cependant rien si elle reste enfermée sur elle-même. Pire, les établissements scolaires subissent directement les discours de ceux qui prônent la sanctuarisation de l’Ecole. Perçue comme la place-forte de quelques privilégiés, l’Ecole se voit dès lors disqualifiée. Dans ce contexte, ce n’est plus l’école de tous ni l’école pour tous, mais bien l’école de ceux qui en ont les clefs. Cette Ecole-là, est le révélateur d’un échec : celui de l’Ecole publique et par là même, de notre République.
Cela implique notamment d’informer les membres de la communauté éducative de leurs droits et devoirs respectifs, de former correctement les professionnels pour qu’ils puissent exercer pleinement et sereinement leurs fonctions et, enfin, de mettre en place des espaces de dialogue entre tous les acteurs.
1. Pourquoi la coéducation ?
De la petite enfance à l’âge adulte, les enfants sont sans cesse amenés à fréquenter de nouveaux espaces, à se référer à de nouveaux adultes et à relever de nouveaux défis. Tout au long de cette période, les parents assument du mieux qu’ils le peuvent la responsabilité éducative qui est la leur. Pour autant, cette responsabilité ne fait sens que si elle peut être partagée avec les autres acteurs qui agissent tous les jours les uns après les autres, auprès des enfants et à qui la société a confié une mission éducative.
Principal vecteur de la réussite des enfants, l’Ecole joue un rôle central de promotion individuelle et collective. Elle constitue également une protection essentielle dans un contexte économique et social difficile. Force est pourtant de constater que tous les élèves ne bénéficient pas pleinement de ce que l’Ecole est censée leur offrir. Pire, certains enfants vivent si mal leur scolarité qu’ils en viennent à penser que l’Ecole fait elle-même le choix de les rejeter.
Les parents jouent un rôle fondamental dans l’éducation et le soutien de leurs enfants. Pourtant, ils sont, eux aussi confrontés à une institution complexe dont ils détiennent de moins en moins les clefs (complexité des attendus scolaires, organisation qui évolue en permanence, interlocuteurs nombreux, etc.). Non considérés comme des partenaires à part entière, ils sont malmenés, culpabilisés, infantilisés par des acteurs éducatifs qui semblent parfois éprouver le besoin de rejeter sur d’autres la responsabilité pourtant toujours collective de l’échec d’un système vis-à-vis d’un enfant.
Parce qu’il est question de l’avenir de générations entières, la société ne peut pas faire l’économie d’une politique éducative ambitieuse s’appuyant sur l’ensemble des acteurs qui côtoient nos enfants. Chaque jour, l’enfant vient à l’école habitée par son environnement. Non seulement l’Ecole ne peut faire abstraction de cet environnement, mais elle doit le prendre en compte pour rendre possible la transmission du savoir. Il est en effet essentiel de pouvoir tenir compte de la globalité de ce que vivent chaque jour les enfants. Si l’Ecole doit être son propre recours, elle ne peut cependant rien si elle reste enfermée sur elle-même. Pire, les établissements scolaires subissent directement les discours de ceux qui prônent la sanctuarisation de l’Ecole. Perçue comme la place-forte de quelques privilégiés, l’Ecole se voit dès lors disqualifiée. Dans ce contexte, ce n’est plus l’école de tous ni l’école pour tous, mais bien l’école de ceux qui en ont les clefs. Cette Ecole-là, est le révélateur d’un échec : celui de l’Ecole publique et par là même, de notre République.
2. Relever le défi de la coéducation : apprendre à éduquer ensemble
Le principe de coéducation permet de redonner du sens à l’intervention de chaque acteur et d’offrir un cadre sécurisant à des enfants ou des adolescents qui n’ont plus confiance à eux voire plus confiance en l’Ecole.
La coéducation est une démarche partagée entre des acteurs qui chacun à leur place, renoncent à se faire concurrence pour favoriser la réussite de tous et de chacun. La coéducation est l’occasion de faire se croiser leurs regards, de soulever des malentendus et de construire ensemble des réflexes éducatifs réellement susceptibles de porter leurs fruits.
Apprendre à éduquer ensemble, voilà un défi à relever collectivement en refusant les idées reçues et les préjugés. Il est en effet inacceptable que des parents puissent aujourd’hui avoir peur de rentrer dans l’établissement scolaire de leurs enfants comme il est inacceptable que des enfants puissent constater le déni de leurs parents par l’institution. Montrer aux enfants que les adultes sont capables de se respecter et travailler ensemble est un premier pas vers le respect de leur autorité.
Il est ainsi fondamental de se retrouver autour de projets éducatifs, de projets d’école ou d’établissements, de faire à plusieurs les diagnostics qui s’imposent pour que les orientations éducatives qui en découlent soient réellement en phase avec ce que vivent les enfants et puissent se concrétiser d’une manière ou d’une autre.
3. Quelques conditions préalables : informer, former, accueillir
Pour que la coéducation ne soit pas une utopie une volonté politique forte est nécessaire sur le terrain comme dans les ministères.
Parmi les préalables nécessaires, un effort considérable est notamment à faire en ce qui concerne la circulation de l’information entre les acteurs, la formation de tous les membres de la communauté éducative ainsi que la mise en place de temps et d’espaces d’écoute, de dialogue et de construction collective permanente.
S’agissant des parents d’élèves, il est nécessaire de construire avec eux les moyens de les associer. Il faut, par exemple, réfléchir collectivement aux aspects liés à la diffusion de l’information (que communique-t-on ? quand ? à qui ? avec quels outils ?) ; cela en faisant clairement le distinguo entre ce qui relève de l’information à toutes les familles et ce qui relève des situations individuelles.
En particulier, l’Ecole n’informe pas suffisamment sur ses attentes et son fonctionnement, laissant ainsi les familles deviner ce que s’y fait et ce qu’ils doivent y faire. Les parents et notamment ceux qui sont les plus éloignés du système éducatif le font alors à l’aune de leur propre expérience scolaire, elle-même éloignée temporellement et parfois géographiquement.
Il est donc urgent de donner à chaque parent, les moyens de comprendre et de s’approprier individuellement et collectivement le système éducatif, de façon à ce que chacun d’eux puisse assumer ses fonctions en toute connaissance de cause, renforçant ainsi sa légitimité. Cela nécessite d’en finir avec les discours simplistes et souvent stigmatisant qui laisseraient penser que certains parents sont des irresponsables peu soucieux de la réussite et de l’avenir de leurs enfants.
Cela passe également par une réelle formation de tous les professionnels : une formation portant sur des aspects transversaux (travail en équipe, médiation, relations avec les familles, etc.) autant que sur des aspects propres à leur fonction. On remarque aujourd’hui comment le cruel manque de formation aboutit, dans un contexte de faibles ambitions politiques, à une situation de repli de chacun des membres de la communauté éducatives. C’est seulement parce que l’on aura donné aux enseignants les moyens de faire classe autant que de faire vivre leur classe, que ces derniers pourront plus sereinement aller à la rencontre de leurs collègues et des familles.
Enfin, notre Ecole se caractérise par l’absence de temps et d’espaces de dialogue formels et informels. Les rencontres parents-professeurs sont trop souvent l’inverse même de ce qu’il faudrait faire pour permettre la coopération. Que dire en effet de ces pratiques trop peu souvent interrogées qui amènent des parents à devoir attendre des heures debout dans des couloirs sombres à l’occasion de rendez-vous avec un enseignant, ou qui se retrouvent assis aux minuscules tables de leurs enfants scolarisés en maternelle ? Il est donc urgent de créer les conditions d’un véritable accueil des parents dans les murs de l’Ecole à travers la mise en place de temps d’information réguliers, de permanences pour promouvoir le dialogue et de temps de rencontres conviviaux.
Propositions de la FCPE :
- Instaurer dans tous les établissements un temps d’accueil des parents en début d’année scolaire afin de faciliter la prise de contact avec tous les membres de la communauté éducative et ce, dans un cadre vivant et ouvert au dialogue.
- Créer des lieux d’accueil et de réunion dans lesquels chaque adulte puisse être respecté dans son intégrité physique et psychologique.
- Diversifier les modes de communication (écrit ou non) afin de permettre à tous les parents de bénéficier des mêmes informations.
- Organiser des rencontres régulières pour permettre aux parents de mieux comprendre les attentes et le fonctionnement de l’Ecole et de faire part de leurs points de vue.
- Multiplier les temps conviviaux de partage d’expériences en s’appuyant sur les ressources des élèves et de leurs parents : valorisation du travail des élèves (présentation de travaux, fête de fin d’année) et valorisation des parents (forum des métiers, découverte des cultures, etc.).
- Permettre aux représentants de parents de jouer pleinement leur rôle (respect des règles établies par le décret « parents » notamment concernant les horaire des réunions, l’organisation des élections, la diffusion de l’information).
- Mettre en place une réelle formation de tous les membres de la communauté éducative (incluant notamment l’intervention de représentants de parents dans les modules de formation).
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